5e dimanche du Carême
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IL FAUT AVOIR VÉCU L'HIVER POUR APPRÉCIER LE PRINTEMPS...
par Pascale Migneault
«Ne t’inquiète pas, les beaux jours reviendront...» Cette phrase remplie de bienveillance, que nous entendons souvent lors d’une épreuve difficile, ne résonne pas nécessairement de la façon souhaitée. Dans ces circonstances, nous nageons dans l’adversité, notre esprit est submergé par l’événement et nous nous sentons rapidement dépassés.
Je suis de nature très anxieuse. Parfois, il suffit de peu, lors d’un revers ou une situation pénible qui ne semble pas vouloir en finir, pour me replier sur moi-même, pour que les pensées se bousculent dans ma tête, rappelant la cohue d’un centre commercial en plein mois de décembre. La solution existe pourtant, mais je manque de recul pour la voir et, du même coup, je suis prise de mal-être et je ne vois pas d’issue. Pourtant, ce que je suis en train de vivre est peut-être indispensable pour me guider vers quelque chose d’intangible pour l’instant, mais qui pourrait être bénéfique. C’est un peu comme ne plus croire à la fin de l’hiver et tomber dans un état d’impatience, sans laisser faire le temps, bien que nous sachions que le printemps reviendra. C’est le cycle de la nature.
Dans la lecture de ce dimanche, Jésus, sachant pourtant Lazare malade, ne vient pas le voir avant qu’il meure pour le guérir et y accomplir un miracle. Quand on l’interpelle à ce sujet, Jésus répond: «La gloire de Dieu ne se manifeste pas dans un miracle de guérison, mais dans la mort du Christ [...] et sa résurrection le troisième jour […] Nous avons tous à passer par le sommeil de la mort pour accéder à la lumière de la vie éternelle...» (commentaire de Jean 11, 1-45 par le P. Damien Stampers)
En l’absence de lumière en hiver ou lors des jours plus sombres de notre vie, cet extrait donne un enseignement important. Il existe toujours un espoir, des jours meilleurs sont à venir, pour peu que nous ayons la patience de rester attentifs aux signes dans l’attente. De la même façon, cette période de noirceur est un passage nécessaire, pour nous permettre d’accéder à la lumière tant attendue. Ainsi, il y a toujours un nouveau printemps à l’horizon…
Pascale Migneault
Infographiste pour Novalis et Prions en Église
