Jour 2 : Sainte Anne, mère de Marie
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Jour 2 - Sainte Anne, mère de Marie
« Le Seigneur l’a juré à David, et jamais il ne reprendra sa parole : « C’est un homme issu de toi que je placerai sur ton trône. »(Psaume 131, 11)
Comme tout bon juif de leur temps, Anne et Joachim lisent la Torah, attendent le Messie, bénissent Yahvé à chaque repas, participent au shabbat et aux fêtes (voir mon livre Saint Joseph, homme de foi (Médiaspaul). Ils font le vœu de consacrer à Dieu leur enfant s’ils réussissent à le concevoir. Cette promesse rejoint l’histoire d’une autre Anne, l’épouse d’Elcana, restée longtemps sans enfant, qui mettra au monde le prophète Samuel : « Si tu veux bien regarder l’humiliation de ta servante, te souvenir de moi, ne pas m’oublier et me donner un fils, je le donnerai au Seigneur pour toute sa vie… » (1 Samuel 1, 11)
Dans la deuxième partie du Protévangile de Jacques, on voit Anne enceinte, ce qui est la réponse de Dieu à sa prière et à celle de Joachim. Ce document veut surtout attester que Marie est née sans tache et qu’elle est demeurée vierge toute sa vie. Il a inspiré l’Église à inclure au calendrier romain les fêtes de sainte Anne et saint Joachim (26 juillet), la Nativité de la Vierge Marie (8 septembre) et la Présentation de Marie au Temple (21 novembre). Marie réalisera dans son corps l’antique promesse : « C’est un homme issu de toi que je placerai sur ton trône. » (Psaume 131, 11)
Il y a dans chaque naissance un mystère qui nous dépasse, un commencement qui nous émerveille. Mon épouse et moi avons vécu cet émerveillement à la naissance de nos quatre enfants et de nos trois petits-enfants. On peut imaginer tout l’amour que Marie reçoit de ses parents dès sa naissance. Anne allaite son enfant comme les autres mères. Elle porte dans ses bras sa petite fleur Marie. Elle la regarde grandir avec tendresse, se demande ce qu’elle deviendra plus tard. Elle jubile avec Joachim lorsqu’elle fait ses premiers pas. On peut penser que Dieu s’est penché avec amour sur le berceau de Marie, prolongeant sa tendresse dans le cœur d’Anne et de Joachim, comme en témoigne cette Ballade naïve sur la Nativité de Marie :
Anne se penchait anxieuse.
Quand elle eut bien vu l’enfant,
Elle murmura, joyeuse,
À son mari, souriant :
« Joachim, qu’elle est jolie,
Notre petite Marie! »
L’enfant dormait, gracieuse,
Le Saint Esprit tendrement Soupira : « Mon amoureuse! »
Et le Verbe dit : « Maman! »
Dieu le Père, tout content, S’exclama :
« Qu’elle est jolie,
Notre petite Marie. »
Père, nous te rendons grâce pour sainte Anne, de qui est née la Vierge Marie, qui a mis au monde ton Fils, Jésus, que tu as ressuscité d’entre les morts. Qu’il nous garde près de lui jusqu’au jour de notre nouvelle naissance dans la vie éternelle.
