Sainte Thérèse de Lisieux
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JOUR 7: 31 octobre 2025
Sainte Thérèse de Lisieux
Thérèse Martin naît à Alençon le 2 janvier 1873. Zélie ne pouvant l’allaiter, elle est mise en nourrice pendant seize mois. Atteinte d’un cancer du sein, sa mère meurt lorsqu’elle a quatre ans. Deux de ses sœurs aînées entrent par la suite au carmel de Lisieux. Ces séparations la rendent très fragile. À l'âge de 10 ans, elle est victime d’une « étrange » maladie. Alors qu’elle est au plus mal, elle voit la statue de la Vierge lui sourire, ce qui la guérit instantanément.
À Noël 1886, elle reçoit une grâce exceptionnelle qui lui permet de sortir de l’enfance et qu’elle appelle sa « conversion ». Elle demande à entrer au carmel à 15 ans et montre sa détermination en allant à Rome demander l’autorisation au pape Léon XIII. Elle passe neuf années au carmel, où elle se voit confier, à l’âge de 20 ans, la formation des novices. Elle y découvre et approfondit une petite voie de sainteté pour tous, au cœur même du quotidien et des blessures. Elle expérimente une nuit de la foi pendant les dix-huit derniers mois de sa vie. Le 30 septembre 1897, elle meurt de tuberculose à l’infirmerie du carmel, à l’âge de 24 ans. Un an plus tard, la première édition d’Histoire d’une âme est publiée. Commence alors un « ouragan de gloire ».
Le 14 juillet 1897, elle écrit au père Roulland : « Je compte bien ne pas rester inactive au Ciel, mon désir est de travailler encore pour l’Église et les âmes ». Thérèse a vraiment une façon originale de concevoir le Ciel. En cohérence avec sa passion de faire aimer Jésus, elle désire lui enfanter des âmes dès cette vie et après la mort.
La veille de sa mort, elle demande à sa prieure si c’est la fin, puisqu’elle souffre énormément. Elle ne défie pas la mort, elle l’attend du mieux qu’elle peut, comme une enfant se sait aimée de Dieu : « Est-ce l’agonie. Comment vais-je faire pour mourir ? Jamais je ne vais savoir mourir ! ». Ces questions, si simples et profondes, sont celles d’une enfant à qui Jésus promet le Royaume : « Amen, je vous le dis : si vous ne changez pas pour devenir comme les enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux. » (Matthieu 18, 3).
La jeune carmélite meurt le 30 septembre 1897 en disant : « Mon Dieu... je vous aime ». Le 17 juillet 1897, elle avait dit à Mère Agnès : « Je veux passer mon Ciel à faire du bien sur la terre ». Elle a tenu ses promesses, répandant une pluie de roses, de grâces, depuis le jour de son entrée dans la vie éternelle.
Canonisée à Rome le 17 mai 1925 devant 500,000 personnes, Thérèse est déclarée patronne des missions deux années plus tard, alors qu’elle n’a jamais quitté son cloître, puis patronne secondaire de la France en 1944, avec Jeanne d’Arc. Jean-Paul II la déclare docteur de l’Église en octobre 1997, même si elle n’a aucun diplôme. Depuis plus d’un siècle, elle demeure la sainte universelle des petits pas, des mains vides et des cœurs d’enfant, pour qui « tout est grâce ».
PRIÈRE
Sainte Thérèse, amour au cœur de l’Église, tu passes ton ciel à être présente sur la terre. Merci d’accueillir les intentions que je t’adresse avec foi et de les exaucer. Je confie à ton intercession les personnes qui souffrent, celles qui sont en agonie comme celles qui sont décédées. Accorde-leur le soutien nécessaire pour que tous et toutes puissent voir Dieu et communier éternellement à l’amour du Père, du Fils et de l’Esprit.
Que les âmes des fidèles défunts reposent en paix, par la miséricorde de Dieu. Amen.
PRIÈRE POUR NOS DÉFUNTS
Père très bon, reçois le souffle
de nos frères et sœurs défunts.
Nous les confions à ta miséricorde,
qu’ils reposent en paix près de toi.
Tu les as créés à ton image,
recrée-les dans ton pardon.
Fais briller sur eux ta lumière,
par la résurrection de ton Fils.
Il a vaincu la mort sur la croix
et remis sa vie entre tes mains:
que son offrande prolonge notre prière
pour nos proches qui sont décédés.
Père céleste, donne-leur la vie éternelle,
qu’ils entrent joyeux aux noces de l’Agneau,
avec Marie et Joseph, les anges et les saints,
dans la communion de l’Esprit Saint.
Amen.
Jacques Gauthier
Pour aller plus loin: À l’école de sainte Thérèse de Lisieux. 10 chemins pour renouveler sa vie spirituelle.